Marchés du monde | |
Marché, souk, pasar, market, bazar, dta laat, mercado, chichang...
06:18, 15/04/2008
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Pourquoi une collection de photos de marchés du monde entier?
Vietnam
Yémen
Des scènes qui se répondent, des modes de vie identiques mais une identité propre...
Comme je plains les cultures où le marché a disparu, remplacé par le "super marché"! A l'époque de la consommation à outrance, des centres commerciaux, de l'agriculture intensive, le marché traditionel reste le dernier bastion du Commerce; lieu de rencontre, d'échange, parfois même encore, de troc! Dans certains pays, c'est le seul lieu de commerce, dans d'autres, c'est une tradition voire un choix de vie... En partageant ici mes photos de Marchés, je fais le voeu que ce mot reste synonyme de vie, de couleurs, d'odeurs, de bruits et ne devienne pas seulement un terme décrivant l'économie, les statistiques et le marketing!
J'espère que mes photos vous donnerons envie de voyager ou tout simplement, de descendre dans votre rue! Un grand merci à Romain, compagnon de voyage en Asie et dans la vie Perrine, complice des déambulations vietnamiennes et auteures des photos de Bac Ha, Hanoi et Hoi An. Ma marraine Nicole et son amie Françoise, responsables de mes premiers pas de voyageuse et de mes premières impressions de la magie du marché : au grand bazaar d’Istanbul, ce lieu mythique, Marché avec un grand M, parfums de 1001 nuits et ambiance de tour de Babel ! Une carrière de marchivore commencée en beauté ! Publié à 06:18, le 15/04/2008, Monde Mots clefs : monde Marchés sacrés
09:42, 12/04/2008
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Il est un type de marché à part; qui ne vend ni nourriture ni objets usuels mais des objets religieux, et au Laos, au Cmbodge et à Bali, des fleurs destinées aux offrandes sacrées!
Marché aux fleurs de Bali.A Bali, l'hindouisme se voit...il se sent, aussi...l'odeur de l'encens et des fleurs de tiares, utilises pour faire les offrandes flotte dans l'air chaque jour de bon matin.
Devant chaque boutique, chaque maison, sur les trottoirs, sur les passages cloutes, devant les échoppes du marches...des femmes en Sarong fleuri portant un plateau en osier procèdent au "canang", l'offrande pour éloigner les mauvais esprits et se concilier les bons ; une petite boite en osier tresse, contenant des pétales de rose ou de tiare odorantes, un bâtonnet d'encens et un peu de nourriture ; riz, bonbons, gâteaux, oeufs... Quant on voit la quantité d'offrandes qui jonchent le sol en permanence, on comprend que nos petits Dieux aient des ventres bien rebondis!!! Chaque soir, le marché au fleurs devient une véritable fourmilière; des camions entiers de pétales de fleurs fraiches et de jonc a tresser arrivent de la campagne, des dizaines de femmes s'activent pour tresser des boites en jonc, rivalisant de finesse et d'originalité, d'autres vendent des petits gâteaux (délicieux, au demeurant, car ils ne sont pas réservés qu'aux Dieux et nous en avons fait une dégustation!!!)...et les maitresses de maisons et proprietaires d'echoppes parcourent les allees pour acheter leurs offrandes du lendemain... L'économie de Bali est basée sur le tourisme? Surement. Mais l'hindouisme est également un fond de commerce rentable pour beaucoup!!! Le commerce de la religion, on le retrouve également au Laos et au Cambodge, pays boudhistes, où les offrndes fleuries au boudhas sont très appréciées... ![]() Offrandes de toutes sortes: mariages, enterrements, prières, voeux, requêtes... Phom Pen, Cambodge : guirlandes de fleurs de jasmin pour les offrandes du nouvel an![]() Savanhaket, Laos; petites stupas végétales vendues devant les temples boudhistes La religion rempli les marchés "utilitaires" de ces pays de beauté...mais que doit on penser des sommes astronomiques dépensées en offrandes éphémères par des peuples si pauvres?
Publié à 09:42, le 12/04/2008, Bali Mots clefs : Thailande, marchés de nuitPour le voyageur en Thailande, la question "où manger ce soir" ne se pose pas: il y a des marchés de nuit!
Dans toutes les villes et jusqu'au plus petit village, il y a un tel lieu; une place, une rue, encombré d'étalages de nourriture, de barbecues, de petites baraques où l'on peut manger et boire de la bière en regardant la TV ou un spectacle. A partir de 17 ou 18h du soir, c'est là que se déroule la vie sociale; on marche en grignotant une brochette ou on se retrouve entre amis autour d'une grande tablée où s'entrechoquent les bouteilles de bières. Ici on peut tester tous les goût odeurs et couleurs de Thailande...pour quelques sous, on peut s'initier à la cuisine thailandaise, avec ces variations régionales et ses spécialités épicées. Commençons sainement par des petits légumes vapeur...les thailandais ont l'art de la disposition et de la mise en scène des aliments même les plus simples! Si l'achat de ces brochettes vous réchauffe le coeur, grâce aux sourires de ces petits marchands...il vous réchauffera aussi l'estomac, grâce à la boulette de piment qui les fourre!!! Brochettes de fruits de mer et de calamars, frites à la demande Salades et plats de nouilles variés![]() Encore des brochettes: oeufs, tofu ou viande...ainsi que d'autres matières non identifiées, mais très savoureuses!!! Et pour le dessert? fruits exotiques préparés et emballés avec art? Petits gateaux de gélatine et de pate de riz...roboratifs? Non! Je préfère aller voir le facétieux fabriquant de crèpes thailandaises pour essayer d'enfin le convaincre d'échanger sa recette contre ma recette de crêpes bretonnes!!! ;-)Publié à 05:06, le 11/04/2008 dans Thailande, Trang Mots clefs : Trang Thaïlande, marché flottantDamnoen Saduak, lever du jour, je déambule sur les passerelles de bois d'un petit quartier a part: à la place de rues: des canaux, à la place des bruyantes voitures et motos thaies; des barques à rames.
Tout les matins, se déroule dans ce dédale de canaux un marché flottant, attirant de nombreux touristes. Mais à cette heure matinale, les touristes sont encore dans leurs hôtels de Bangkok et ici, l'ambiance est centrée sur un canal où les barques des maraichers locaux circulent: fruits légumes dominent; les habitants des alentours se faufilent dans les méandres de barques chargées, pour faire leurs courses, avant de pagayer rapidement vers leur maison, où ils s'enfermeront à l'abri du bruit et de l'agitation créés par l'arrivée des bateaux à moteurs ultra rapides qui permettent aux touristes de respecter leur timing serré. Des marchands de souvenirs préparent leurs stands sur les quais où passeront les visiteurs, quelques femmes chargent leurs barques de chapeaux de soleil, bouteilles d'eau et autres objets qui soulageront bientôt les visiteurs, coinçés dans des embouteillages de barques, sous le soleil de midi. 7h du matin, le marché de Damnoen Saduak s'anime doucement![]() Petite cigarette en attendant le client...
Préparation des mangues
![]() ![]() ![]() Va-et-viens des barques de fruits... ![]() ![]() Préparation des victuailles en attendant le chaland: soupes de nouilles, gâteaux à la noix-de-coco: il y en aura pour tous les goûts! Une famille du coin vient faire son marché Un bazar flottant s'arrête sur les perrons au raz de l'eau, à la demande des maitresses de maison: épingles à linges, nouilles instantanées, biscuits... Des commères contemplent l'agitation en échangeant les nouvelles...ou guettent elles les touistes pour les promener dans les petites barques? Alors que celle-ci se dépêche de rentrer avant que les vagues déclenchées par les hors-bords ne lui rende la tâche trop difficile... Presque 10h...j'entends au loin les premier bruits de moteur pétaradants, le canal central est agité de vague qui battent contre les pilotis des maisons, les dernières barques de légumes disparaissent au profil des souvenirs de pacotilles: les touristes, par leur arrivée ont détruit l'objet même de leur curiosité! Mais n'est ce pas toujours le cas, quelque soit les précautions prises???
Publié à 03:27, le 10/04/2008 dans Thailande, Bangkok Mots clefs : VietnamAu Vietnam, le marché est partout; Il se pose au coin de ma rue: ![]() Il est aussi mouvant, grâce aux paniers à balancier passés à l'épaule, et aux petites carioles des marchants ambulants...il est où l'on en a besoin : à la porte de la ménagère, dans les arrières cuisines d'un restaurant, et à toutes les heures: des carioles de en-cas délicieux! ![]() ![]() ![]() Marché aux papiers sacrés, lanternes et cartes de voeux...Publié à 09:25, le 5/04/2008 dans Vietnam, Vietnam Mots clefs : Vietnam, Hoi An![]() Hoi An, au carrefour des routes des jonques et des navires de la route de la soie, soeur de Macao, de Malacca, fut une ville fourmillant de commerçants asiatiques et européens au rythme des vents de moussons.
Chaque commerçant, avait ici une maison et une femme. Les vietnamiennes, disait-on, n'avait pas leur pareil pour gérer le commerce en l'absence du maitre des lieues. De ce port influent et richissime du XVème siècle, il ne reste aujourd'hui qu'un petit village de pêcheurs sommeillant au bord d'un bras de mer ensablé, tel le dragon assoupi sous le "Pont des Japonais", dans la rue principale du village. La légende du Pont des Japonais.Au XVème siècle, un grand savant de la cours de l'empereur du Japon fit la découverte suivante: les tremblements de terre ressentis sur les îles nippones étaient dûs à un immense dragon, couché sous terre, qui se retournait dans son sommeil. Les calcul de cet éminent penseur étaient formels: la tête dudit dragon se trouvait sous Hoi An, au Vietnam. Les Japonais firent alors construire un magnifique pont couvert, dont les piles s'enfoncent profondément sous terre, immobilisant ainsi la terre du dragon, qui ne peut plus se retourner et causer des tremblements de terre dans le reste du monde! Il fallait y penser!!! L'architecture, mélange de style chinois, japonais et européen a miraculeusement survécu à la guerre du Vietnam et à la modernité. A l'heure actuelle, la ville est classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco, devenant ainsi un véritable musée à ciel ouvert... Les belles maisons "shop house" chinoises sont transformées en hôtels, restaurants ou boutiques de souvenirs. Une multitude de tailleurs proposent leurs services aux touristes, mais ils ont renoncé aux Ao Dai (costume vietnamien traditionnel si gracieux et féminin) en soie, et proposent maintenant les modèles du catalogue La Redoute!!!
Il est maintenant possible par 30 degrés, d'acheter des manteaux de laine: mois de janvier oblige!!! Heureusement, le village reste largement habité par une population avenante, débonnaire, dont le passe-temps favori est de boire des cafés au lait concentré sucré en regardant l'eau qui passe et en refaisant le monde avec le touriste qui prend le temps de s'asseoir sur un tabouret de plastique avec eux. Le meilleur moment de la journée à Hoi An est dans la fraicheur lumineuse du matin, et l'activité du marché au poisson, sur les quais encombrés et pleins de vie... ![]() MarchandagePapotages
Achalandage Empaquetage![]() Tapage Bavardages Commérage
![]() Publié à 11:08, le 4/04/2008 dans Vietnam, Hôi An Mots clefs : Vietnam, Bac HaBac Ha, petit village aux alentours de Sapa aux confins Nord-Est du Vietnam. Dans chaque vallée de ces montagnes inaccessibles, vit une tribu possédant son identité, son dialecte, son architecture, et surtout: son costume traditionnel! Pour le voyageur, ces peuples se reconnaissent aux couleurs dont ils sont vêtus: les Dao, les Hmongs noirs, les Hmong rouges, les Tai blancs. Leur nom français, hérité des temps de l'Indochine reflètent ces modes. Mais celles-ci, loin d'être figées dans la tradition évoluent au hasard des étoffes disponibles... Ainsi, les "Mongs fleuris", arborent aujourd'hui de superbes madras "Made in China", aux couleurs "fluos" bien éloignées des teintures naturelles d'autrefois! Dans le marché de Bac Ha, retrouvailles hebdomadaires des Mongs fleuris des vallées environnantes, les nouveaux tissus à paillettes font fureur chez les jeunes filles! ![]() Tous les pays de la zone (Laos, Chine, Vietnam, Thailande, Birmanie) considérent ces peuplades comme des "minorités ethniques". Certains les "assimilent" de force, d'autres exploitent l'attrait touristique de leurs beaux costumes, certains, enfin les parquent dans des camps ou des reserves.
Les Hmongs, tout particulièrement, ont combattu aux côtés des français, puis des américains, qui leur avaient promis l'indépendance. Ils ont subitement été abandonnés, lors du désengagement de la CIA, et, si certains d'entre eux ont réussit à se réfugier aux USA, la plupart sont restés au Vietnam ou au Laos, soumis à la vindicte des gouvernements qu'ils avaient "trahis". Sous couvert de lutte contre l'opium, les gouvernement les pourchassent ou les emprisonnent pour leur faire payer leurs allégeances. Les autres "montagnards", comme on les appellaient du temps de l'Indochine, ne sont pas mieux lotis: les "femmes girafes", emprisonnées dans des camps-zoos pour touristes, les tribus du sud de la Chine, en proie aux problèmes d'alcoolisme, au déracinement...Partout, la pauvreté et la perte d'identité; les beaux costumes disparaissent les premiers, au profit du jean, puis ce sont les dialectes, les traditions... Au Laos, cependant, il existe quelques projets d'"écotourisme", permettant aux tribus d'accueillir des touristes, leur fournissant un revenu supplémentaire, tout en les encourageant à conserver leur mode de vie et leurs traditions. Eternelle contradiction des traditions et de la modernité
Publié à 08:27, le 31/03/2008 dans Vietnam, Mots clefs : IndonésieLes petites îles d'Indonésie aux noms étranges...Roti, Sumba, Sumbawa, Komodo, Lombok...
Des bateaux de bois remontés sur la plage, des petits ports de pêcheurs, des villages où l'on parle encore du dernier marin étranger, passé il y a 5 ans et où la seule communication avec le monde est un ferry bi-mensuel (ou presque). ![]() Ici l'on retrouve l'essence du marché: les producteurs venus vendre leur récolte, en petites quantités; celles qu'ils n'utilisent pas pour leur subsistance.
Les saisons rythment les arrivages: mangues en novembre, letchi en mai...et tout le temps, ananas, poisson... Le seul aliment qui n'est pas élevé ou cultivé sur place, c'est le riz: avec une seule récolte par an, les rizières n'arrivent pas à satisfaire aux besoins quotidiens de la pléthorique population locale: 3 repas de riz par jour. Le riz doit donc venir de régions de l'Indonésie qui font deux récoltes par an et il doit passer par un processus de "blanchiment", qui malheureusement lui fait perdre l'essentiel de ses valeurs nutritives. Etalage appétissant et maraichers avenants Les dames des villages alentours sont venues vendre les "herbes" cueillies aux abords des rizières En France nous distinguons tout au plus 3 qualités de riz. Ici, il y en a au moins 10!!! Poissons séchés Vanneries; chapeaux, paniers et passoires Et même des livres!Publié à 08:38, le 15/03/2008 dans Indonésie, Mots clefs : Sur le chemin du marché...Les Célèbes, île au nom chantant évoquant pirates, épices et mers d'azur.
Joyau marin, réservant au voyageur bien des surprises...l'île à changé de nom: elle s'appelle maintenant "Sulawesi" et en son coeur, dans un écrin de verdure, vit une petite minorité chrétienne dans le plus grand pays musulman du monde. Tana Toraja (la terre des Toraja); des vallées reculées, auxquelles on accède par 3 jours de marche. Dans ce pays d'îles, les Torajas sont résolument orientés vers la terre, la montagne: leur café, cultivé comme il y a 200ans, se vend dans le monde entier... Dans cette région où le thé règne en maitre, ici c'est un verre de café fort qu'on offre au voyageur. Dans ces vallées reculées, où les enfants crient sur notre passage "balanda, balanda" (des hollandais=des blancs=des étrangers!), on ressent une hospitalité, une chaleur humaine émouvante. Dans ces petits villages de paysans démunis, on nous accueille chez l'habitant et on nous sert un repas simple, mais d'une richesse que nos sociétés ont oubliée: celle du goût des légumes frais cueillis au jardin, celle de la petite quantité de riz qui rassasie car le processus de préparation lui a laissé toutes ces vitamines, celle du petit morceau de poulet, offert à l'invité pour marquer sa visite comme une grande occasion... Dans ces allées plantées de rizières, nous randonnons sans carte: a chaque carrefour il y a quelqu'un pour nous indiquer le chemin, agrémenté de commentaires savoureux (nous nous réjouissons d'avoir appris le "bahasa indonesia"!); les distances sont à l'aune de l'interlocuteur: "oh ça vous prendra 1h dis le jeune montagnard à 10h"..."vous y serez d'ici ce soir, nous informe la commère, qui doit s'arrêter dans chaque village pour papoter!" Départ matinal du petit village où le pasteur nous a reçu dans sa famille: sur le chemin il y a foule...je m'informe: c'est jour de marché dans un village a une dizaine de kilomètres!!! Nous faisons donc route avec des montagnards, venus de tous les village alentours: a chaque croisement, ce sont des retrouvailles, des discussions, une début de négociation... ![]() Sur le chemin du marché...Rencontres de 7 à 77 ans!!! La vie se déroule, immuable, les jeunes filles deviendrons vieilles dames, sans probablement aller plus loin que le village de l'autre coté de la colline! Et pourtant: pas de méfiance vis à vis de l'étranger; sourires, saluts, certaines femmes me prennent le bras pour marcher avec moi quelques mètres!!! Au carrefour: pause, début de marchandage, le marchand de café compte les mesures, des femmes échangent les nouvelles, interpellent les passants, vendent quelques légumes (c'est toujours ça de moins à porter jusqu'au marché; il reste 8km!!!) Un notable passe, sur une chaise à porteurs en bambous! Paniers, hottes, le rafia a du succès...même les jeunes commencent à utiliser des paniers en nylon!!!Après 3h de marche, immergés dans cette activité bouillonnante, je suis bien déçuee de voir que le fameux marché ne se compose en fait que d'une dizaine de petits stands...le marché s'étendait en fait tout le long du chemin, avec le village de destination en point d'orgue!
Nous reprenons notre route et pendant encore quelques kilomètres, croisons des gens qui se rendent... AU MARCHE!!!
Publié à 08:37, le 15/03/2008 dans Indonésie, Kabupaten Tana Toraja Mots clefs : Malaisie, Kota BaruKota Baru; à la frontière entre la Thailande et la Malaisie.
Ici, l'on ressent une ambiance différente de celle de la côté ouest de la Malaisie, avec ses villes, dominées par la communauté chinoise; diffréente également des villages des montagnes, peuplés d'indiens travaillant dans les plantations de thé. C'est dans cette région que l'on découvre la culture de l'ethnie malay; de religion musulmane, leur langue et leurs coutumes sont proches de celles des indonésiens. Le marché de Kota Baru ressemble à un grand bazar d'Asie mineure: trois étages de légumes, viandes, habits, tissus, tapis, accessoires et autres casseroles. Des antiques traditions malaises, il hérite des batiks, des petits restaurants aux spécialités relevées et des marchands d'épices: sambal, clou de girofle et canelle. La toute récente religion musulmane a apporté des étalages de voiles mousseux et de délicieuses pâtisseries au miel qui détonnent dans ce pays où les spécialités sucrées sont absentes du paysage culinaire pourtant si riche. ![]() ![]() Nous nous éternisons dans cette petite ville agréable, et le marché devient notre cantine: chaque jour nous testons une des spécialités culinaires de la région, sur les tabourets de la multitude d'étal de cuisinières au 2ème étage, puis nous descendons au rez-de-chaussée pour finir sur une touche sucrée: beignets, crèmes, biscuits au miel...Avant de passer l'après-midi à s'emerveiller devant les objets et étoffes des étages supérieurs...
Délices et merveilles...marché des 1001 nuits
Publié à 08:32, le 14/03/2008 dans Malaisie, Kota Bahru Mots clefs : Marchés de ChineEn Chine chaque quartier a un marché...ou devrais-je dire: EST un marché?Les chinois sont un peuple éminemment commerçant..boutiques et petites affaires fleurissent dans de petits locaux, qui servent à la fois de boutique et d'habitation: les chinois mangent, dorment et vivent dans leur boutique... Enfin pas tous, non, mais ceux qui vivent à la manière traditionnelle, et il y en a encore...plusieurs millions!!! De cette manière de vivre est née une architecture spécifique; les fameuses "shophouse" (maisons boutiques) chinoises, que l'on retrouve dans d'ancien ports commerciaux: Malacca, Hoi An (voir l'article sur le Vietnam). En Chine, dans certains quartiers populaires, ces shop-house existent toujours, dans un état de délabrement avancé, mais qui abritent toujours la Chine traditionnelle. Mais dans la plupart des quartiers, devenus résidentiels, les marchés ont disparus au profit des supermarchés (carrefour, notamment!)... Paradoxe de la Chine que j'aime: on voit dans les Carrefour, faisant leurs courses, des couples de petits vieux, habillés comme sous Mao, avec leurs ballerines noires, leurs bérets de toile bleu pour les hommes et de laine rouge pour les femmes et cette manière de se déplacer presque en cachette, en gardant une attitude de paysan venu à la ville, hérité des années 70! Un paté de maisons traditionnelle, abritant le marché, proche du centre ville de Chengdu, résiste toujours aux promoteurs...mais pour combien de temps? Le boucher-spécialiste du porc (il y a un spécialiste du canard et un spécialiste du poulet!!!)![]() Le poissonnier
La tailleuse/couturière et les commères du quartier!!! Marchand de légumesAutour du marché, gravitent toutes sortes de petites carioles; un plateau fixé sur une bicyclette...qui s'éparpillent dans les ruelles dès qu'un policier pointe le bout de son nez...
Beaucoup de ces marchands viennent en centre ville depuis la banlieue où ils dorment dans des dortoirs insalubres: ils font 40, 50km par jour sur leur bicyclette lourdement chargées![]() Je ne le crois pas...ainsi les chinois des villes adorent s'encanailler dans des petits "marchés de campagne", dans les villages environnants. La fraicheur de leur nourriture est très importante pour les chinois...ils préférent aller faire leur marché (même à Carrefour) avant chaque repas, plutôt qu'avoir un frigidaire à la maison!!! ![]() Marché de Huanlonxi, à 20km de Chengdu; les citadins viennent passer la journée dans ce village "rénové" de manière traditionnelle, faire un repas de légumes frais et de poisson péché du matin et s'en retourner avec des légumes frais pour le repas du soir! ![]() Egalement à Chengdu, le marché des antiquités...un fatras de vases Ming (d'époque ou imités), de petits livres rouges, de Calligraphies anciennes, de meubles en Bambou, de portraits de Mao et de Bouddhas en bois...toute l'histoire de Chine concentrée dans 2 ruelles au bord de la rivière!!! Chengdu, capitale de Chine en l'an 200 de notre ère...Marco Polo décrivit cette cité comme un "immense marché"; production de soiries, de meubles en Bambou, de thés...1800ans de commerce, ça forme un caractère: celui des habitants de Chengdu; spontané et nonchalant!!! Publié à 07:59, le 14/03/2008 dans Chine, Chengdu Mots clefs : Chengdu Chine marché Laos: petits vendeurs et moto-bazarsQue ce soit dans les villes, au bord des routes ou dans les villages éloignés, les laotiens trouvent LA réponse commerciale.A tout moment du jour ou de la nuit dans les rues de la ville, on peut trouver une cariole ambulante pour se restaurer, ou une fermière vendant ses produits disposés dans deux paniers suspendus à l'épaule. A chaque arrêt de bus (et même quand on tombe en panne), des paysans locaux vendent leurs produits, proposent des en-cas. C'est alors une nuée de petits vendeurs qui prend le véhicule d'assaut, et on n'a même pas besoin de se lever de son siège pour faire ses achats: il suffit de passer la tête par la fenêtre pour négocier! Ces vendeuses de soupe profite de la pause occasionnée par une traversée en ferry pour vendre leurs produits Brochettes de punaises pour le voyage?![]() A moins que vous ne préfériez des brochettes de sauterelles ou des gâteaux fourrés au haricots rouge! J'ai testé pour vous une brochette de chaque (la preuve? la photo de mon profil ou je mange des punaises!!!)! Mêmes les villages les plus éloignés sont desservis par les motos-bazar qui sillonent les routes laosienne en pétaradant. ![]() Nattes, coussins, casseroles, vêtements...les chargements sont pitorresques et hétéroclites!!!Mais ces colporteurs des temps modernes n'apportent que lesbiens de consommation venus des usines de la Chine toute voisine...au coeur de chaque communauté, on trouve un marché de produits locaux: légumes, animaux étranges, tissus et vanneries faits par les paysans du coin... ![]() ![]() ![]() ![]() A vendre: futur Prince Charmant, bien sous tout rapport... Poissons-chat de taille plus que respectable...![]() Oeufs à la couleurs suspecte...les laotiens ont des coutumes étranges avec les oeufs: soit ils les font cuire avec le poussin dent et les mangent à la cuillère soit ils les enfouissent dans de la cendre et les laissent jusqu'à ce que la chair intérieure aie pris une couleur noiratre! La par contre, je n'ai pas testé! La curiosité gastronomique a ses limites!!! Dans tout le Laos, on trouve un grand nombre de vanneries destinée à la préparation du fameux riz gluant laosien: panier de cuisson, plateau de préparation et paniers pour servir le riz ou l'emmener au travail.![]() Mais ce qui reste le plus typique d'un marché laosien, ce sont les tissus ; des coupons de tissage traditionel aux longueurproduitesà la chaine en Thailande ou en Chine. Les femmes laosiennes les achètent pour faire leur "sin", la jupe portefeuille traditionnelle, si pratique pour faire du vélo! Les tissus traditionel restent encore très présent car il exprime l'identité de chaque région, de chaque village. Les femmes laos savent identifier le village de provenance de chaque type de tissage! Publié à 10:06, le 13/03/2008 dans Laos, Vientiane Mots clefs : Petit marché de kratie, sur les berges du Mékong Vision surprenante: de belles baguettes croustillantes vendue par une cambodgienne.Au Vietnam, Laos, Cambodge, on retrouve quelques traces sympathiques de l'ancienne Indochine: le sandwich baguette/kiri ou baguette/pâté, le café et les terrasses où on le savoure et..la pétanque! Etalage moins surprenant dans ce pays tropical: mangoustans, litchee, rambutan...que de fruits étranges!Et le roi de tous: l'énorme durian, dont l'odeur fétide éloigne les européens, mais à laquelle aucun habitant d'asie-du-sud est ne résiste! Il faut être né en Asie pour aimer ce gros fruit! Bon appétit! Publié à 09:09, le 13/03/2008 dans Cambodge, Mots clefs : Amérique du sudMes déambulations en Amérique Latine datent d’une époque où la photo se réfléchissait en termes de pellicules à acheter, développement à payer, poids à porter… J’avais surtout l’âge où l’urgence du voyage et de la découverte et la certitude naïve qu’ « on reviendra », rendent les photos superflues…pourtant je garde d’intenses souvenirs de ces marchés brésiliens, boliviens, chilien, péruviens, mexicains…la place dominante qu’y occupent les petits restaurants, les baraques à jus de fruits, à tacos ou à « cafezinho ». Les étalages des guérisseurs indiens : fœtus de lama au Pérou, poudre de piranha an Amazonie, et partout les décoctions, poudres, feuilles et écorces pour tous les maux. Que de temps passé à fureter dans les sacs et étalages et à questionner le vieux médecin, la « sorcière » sur leurs secrets ! Et cette trouvaille dans une boutique de Salvador de Bahia : la poudre pour « se faire aimer du sexe opposé »…à saupoudrer parcimonieusement !!! Et, dans toutes les Andes : ces tissages merveilleux, ces couleurs éclatantes, ces costumes variés ! Voici quelques bribes retrouvées dans nos fonds de tiroirs (les miens et ceux de Françoises), de ces impressions fortes et qui sait peut-être que j'"y retournerai" pour voir si les choses ont changé...
Pérou, marché aux fleurs ![]() ![]() Pérou, marché d'herbes sur un coin de rue ![]() Perou; marchés de laine pour les tissages traditionnels ![]() ![]() Bolivie, stand de jus de fruits frais et autres rafraichissements
![]() Marchés du Brésil
![]() Herboriste à Manaus, AmazoniePublié à 04:23, le 13/03/2008 dans Amérique du Sud, Mots clefs : France, Aix-en-ProvenceCouleurs d'un marché provençal dans le soleil du printemps...le ciel d'un bleu éclatant, le soleil et les façades aux couleurs chaudes, les étalages et le parler multicolores.![]() Ici, le marché est une promenade, un choix. Il est une fête: celle des bons produits, de la douceur de vivre, de l'art culinaire. Il est un luxe: les produits y sont de qualités et plus chers que ceux du supermarché, on y prend le temps, autre valeur si rare... Nous sommes ici bien loin des marchés de subsistance de l'Indonésie...raison de plus pour encourager les agriculteurs qui se battent pour maintenir un mode de vie en voie de supermarketisation!!! Fleurs et plantes
![]() De tout pour une ratatouille![]() et l'on fini par un café ou un rosé en terrasse... Publié à 10:01, le 12/03/2008 dans France, Aix-en-Provence Mots clefs : Un détour par le souk...Après de longues mercato-déambulations en Asie, quelques impressions d'Amérique et un arrêt en Europe, il ne manque plus qu'un continent: l'Afrique!Et sur ce continent, un hommage à ce qui est pour moi le roi des marchés: le souk! Un avant-goût de mes futurs voyages dans le sud de l'Europe et le nord de l'Afrique...et de l'agrandissement de cette collection ![]() ![]() ![]() Publié à 05:00, le 11/03/2008 dans Afrique, Mots clefs : |
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